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L'association pour le Commerce et les Services En Ligne (ACSEL) propose une définition du commerce électronique restrictive, et une autre plus extensive.
- 1e définition
Cette définition envisage le commerce électronique comme l'ensemble des échanges commerciaux dans lesquels l'achat s'effectue sur un réseau de télécommunications. Par commerce électronique, on entend aussi bien la simple prise de commande que l'achat avec paiement. Et l'acte d'achat concerne autant les achats de biens que les achats de services, qu'ils soient eux-mêmes en ligne (services d'information, jeux…) ou non.
- 2e définition
Plus extensive, cette version inclut l'ensemble des usages commerciaux des réseaux.
Le projet de Loi sur l'Economie Numérique (LEN) confirme cette 2e approche en définissant le commerce électronique comme "l'activité économique par laquelle une personne propose ou assure à distance et par voie électronique la fourniture de biens ou de services […] tels que ceux consistant à fournir des informations en ligne, des communications commerciales et des outils de recherche d'accès et de récupération de données, d'accès à un réseau de communication ou d'hébergement d'informations y compris lorsqu'ils ne sont pas rémunérés par ceux qui les reçoivent."
Notons tout de même que le commerce électronique reste avant tout du commerce et que le réseau n'est autre qu'un moyen de paiement ou support de communication supplémentaire, soit tantôt média tantôt support ou canal de vente.
Du e-commerce au m-commerce
Lorsqu'on évoque aujourd'hui le commerce électronique, on se réfère implicitement au commerce sur le réseau Internet qui chaque jour, occupe une place de plus en plus prépondérante dans l'univers des télécommunications, des entreprises et des internautes. Néanmoins, d'autres formes de commerce électronique se développent de plus en plus au travers de terminaux différents de l'ordinateur, comme la télévision, le téléphone portable ou encore les PDA (personal digital assistant). On parle d'ailleurs de m-commerce pour ces derniers (mobile commerce).
B2B, B2C, B2A ou C2C ?
On distingue le commerce interentreprises (Business to Business ou B2B) et le commerce avec les particuliers (Business to Consumer ou B2C).
Le B2C est aujourd'hui mis en avant par les médias, grâce à des chiffres en constante augmentation et un profil d'acheteur de moins en moins élitiste.
Pourtant, c'est bien le B2B qui représente sur Internet (comme hors Internet) le volume d'échanges le plus important.: Conscientes de l'intérêt de ce support, les entreprises n'hésitent plus à inclure Internet dans leur plan d'action stratégique. Les dernières statistiques insistent d'ailleurs sur le fait qu'elles achètent plus qu'elles ne vendent, il y a donc encore une marge de progression importante.
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| 45% des entreprises déclarent acheter sur le net, contre 9% qui vendent. |
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Le Business to Administration (B2A) et le Consumer to Consumer (C2C) s'affirment également : ils regroupent respectivement les échanges entreprises-administrations (avec essentiellement les places de marché) et ceux entre particuliers (enchères entre particuliers, petites annonces etc…).
Un marché en pleine croissance
Les prévisions sur le chiffre d'affaires généré par le commerce sur Internet varient toujours d'un cabinet d'études à l'autre, mais toutes mettent en avant le caractère inéluctable et l'ampleur du commerce électronique. Le bilan du e-commerce en 2003 est d'ailleurs plus que révélateur sur les évolutions des comportements : il confirme la confiance des acheteurs dans ce mode de commande et de paiement, quels que soient les biens et services. En effet, les chiffres confirment un taux de croissance soutenu pour le B2C :
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- progression de plus de 50% du chiffre d'affaires en 2003,
- progression de plus de 69% des transactions |
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Des internautes qui se transforment en acheteurs
Les chiffres de 2003 mettent en évidence une évolution des internautes. En effet, le nombre d'acheteurs progresse 2,5 fois plus vite que le nombre d'internautes (+54% selon Médiamétrie en 2003). Cette croissance est notamment influencée par l'accélération du passage de non acheteur à acheteur de certaines catégories d'internautes : hommes de plus de 50 ans, femmes et habitants hors région parisienne. D'autres indicateurs sont favorables :
- 1,6 millions d'internautes déclarent vouloir acheter en ligne en 2004
- la confiance dans l'achat en ligne est en forte progression
- l'accès haut débit se développe.
Les prévisions tant américaines qu'européennes pour le segment du B2C sont plus qu'optimistes d'ici 2007-2008, puisqu'on annonce un accroissement de l'ordre de 140% du volume d'affaires.
L'achat en ligne connaît une croissance 2,5 fois plus rapide que celle de la population internaute.

Source : Médiamétrie
Une croissance encore plus marquée sur certaines cibles

Source : Médiamétrie
Ce sont les entreprises qui représentent la majorité des achats sur le web, avec plus de 80% du volume d'affaires, et non le grand public. Ce marché du B2B ne cesse de se développer et l'ensemble des cabinets d'études prévoient d'ailleurs une croissance moyenne de 50 à 60% par an jusqu'en 2006, allant jusqu'à annoncer 12 275 milliards de dollars (prévisions du B2B dans le monde - Source : Forrester).
Pour une analyse plus complète des chiffres du e-business, consultez notre dossier "Les chiffres du commerce électronique".
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