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Des enjeux économiques avant tout
Les véritables enjeux du commerce électronique sont de nature économique et non technologique. La technologie n'intervient que comme instrument et levier pour atteindre des objectifs d'entreprise.
Mondialisation, concentrations, rationalisation… sont autant de tendance lourdes qui appellent de nouvelles réponses telles que travail collaboratif, communication en temps réel, mobilité ainsi qu'un meilleur "time to market"… Ces tendances rendent irréversible la dynamique du commerce électronique sur Internet.
Une propagation économique … et mondiale
Aujourd'hui la plupart des pays voient une partie de leur économie s'organiser autour de l'Internet. Les pays en voie de développement investissent eux aussi autour des TIC et du commerce électronique pour promouvoir leur économie. Ils font d'ailleurs le pari "fou" mais réalisable de rattraper leur important retard technologique. C'est le cas de pays très actifs dans ce domaine comme le Maroc ou la Tunisie.
Une évolution exponentielle du nombre de sites marchands
Les entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d'activité sont maintenant concernées.
Après l'automobile, les banques et surtout les produits culturels que sont les livres, les disques ou encore le tourisme… l'Internet commercial investit désormais des secteurs d'activités plus variés comme l'agro-alimentaire, les services aux entreprises, les produits industriels etc. Il touche donc la quasi-totalité des secteurs en terme de vente.
En outre, l'internet marchand s'est diffusé dans les entreprises de toutes tailles. On le retrouve en effet aussi bien dans les TPE, dans le petit commerce, que dans les multinationales. Internet permet de prendre une commande chez son boucher de la même façon qu'auprès de géants tels que Dell, Amazon etc… Il est acquis que le gros du potentiel de croissance des sites marchands est représenté par les PME.
Tendance nouvelle, les petits commerçants commencent à s'intéresser au Net, voire investissent déjà, le plus souvent par souci d'optimisation des services proposé aux clients.
Une évolution des règles du jeu
L'apparition de nouveaux entrants et la réintermédiation au sein de la chaîne de valeur des filières professionnelles illustrent l'évolution des modes opératoires. Mais l'Internet va encore plus loin : il modifie et optimise (quand il est bien utilisé) l'ensemble des relations du monde de l'entreprise. Les relations avec les clients, les partenaires, les employés sont impactées par de nouvelles stratégies propres à l'Internet marchand. L'utilisation des technologies permet entre autre un réel travail sur la réduction des coûts, sur la conquête de nouveaux marchés ou encore sur la fidélisation des clients.
Transparence des marchés et "réintermédiation"
Les différentes technologies disponibles sur l'Internet favorisent chaque jour davantage la transparence des marchés par une meilleure information sur l'offre.
Les utilisateurs finaux peuvent aujourd'hui de manière très simple rechercher, comparer et rester à l'affût des nouveautés. Ils peuvent aussi acheter des produits à de nouveaux intermédiaires, qui, le plus souvent, jouent un rôle de facilitation et d'optimisation de la relation entre clients et fournisseurs.
De la même manière, les producteurs peuvent investir le nouveau champ de communication qu'offre internet en s'adressant directement à leurs clients finaux.
Tirer parti de ce nouveau canal de vente
Quelques rares nouveaux compétiteurs ont su créer ex nihilo des entreprises avec une forte capacité de réaction en tirant profit des avantages de l'Internet pour attaquer des marchés traditionnels : CD, Livres, Voyages… (Amazon, Cdiscount, Lastminute…). Néanmoins, peu d'entreprises ont réussi à imposer de véritables nouveaux concepts.
La plupart des entreprises établies ont su intégrer le web comme un nouveau moyen pour accroître leur activité. A titre d'exemple, les VADistes tels que La Redoute et Les 3 Suisses ont mis en place une stratégie multicanal en utilisant internet comme un nouvel outil de communication et de commercialisation.
Demain, le nouvel entrant ne sera-t-il pas les nouvelles technologies elles-mêmes dans la mesure où les innovations et les très hauts débits risquent pour l'entreprise de modifier fondamentalement la façon même de pratiquer son métier.
Que peut attendre une PME de l'Internet ?
- Développer la communication,
- Améliorer la notoriété d'une marque ou d'un produit,
- Diffuser des informations complètes sur les produits,
- Générer des contacts commerciaux (ventes indirectes),
- Améliorer les relations/services client (extranet),
- Vendre en ligne,
- Internationaliser l'offre,
- Organiser des animations promotionnelles et proposer des produits ou services personnalisés en fonction du profil et des achats des clients (marketing one to few),
- Réduire les coûts de transaction,
- Accroître la productivité interne, notamment dans le processus commercial.
Exemple : Gain de coût de productivité avec le courrier électronique
Dans sa plus simple expression (le mail), le commerce électronique peut déjà générer des améliorations en terme de productivité. L'utilisation intensive, organisée et généralisée du courrier électronique en interne et en externe (clients fournisseurs, partenaires) permet en effet de substantiels gains de coûts et de productivité.
| Coût comparatif entre fax et messagerie électronique : |
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Fax |
e-mail |
| Nombre expédition/jour |
20 |
20 |
| Durée expédition/envoi |
3 min |
5 sec |
| Durée expédition/jour |
1 h |
1 min 30 |
| Nombre de jour/an |
200 |
200 |
| Durée expédition/an |
200 heures |
5 heures |
| Coût horaire/salarié |
13 € |
13 € |
| Coût total expédition/an |
2 600 € |
65 € |
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